Le Colisée
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Depuis Termini, descendre vers la Via Cavour. Le trajet n'est pas le plus élégant de Rome, mais il a un avantage : il amène progressivement vers la Rome antique.
En approchant du Colisée, l'effet est fort : on passe d'un quartier urbain ordinaire à l'un des paysages historiques les plus célèbres du monde.
À faire
- Rester à l'extérieur.
- Faire le tour partiel.
- Voir aussi l'Arc de Constantin, juste à côté.
En savoir plus
Lancé sous Vespasien en 70, le chantier est achevé en dix ans par son fils Titus. Les jeux d'inauguration durent 100 jours et mobilisent 9 000 animaux. Sous l'arène, un dédale de couloirs et de cages — l'hypogée — d'où surgissaient bêtes et combattants par des trappes manœuvrées à la corde.
Au-dessus, un voile géant, le velarium, pouvait être déployé pour ombrager les gradins. Il était manœuvré par des marins de la flotte impériale de Misène, seuls capables de gérer un tel cordage.
Au Moyen Âge, le Colisée devient une carrière à ciel ouvert : on en extrait les pierres pour construire Saint-Pierre de Rome et plusieurs palais. La structure visible aujourd'hui n'est qu'un fragment — tout le flanc sud s'est effondré, probablement après le séisme de 1349.
L'empereur Commode y combattait régulièrement en gladiateur, scandale absolu pour l'aristocratie romaine. Le nom « Colisée » dérive sans doute du Colosse, statue de bronze de 35 m à l'effigie de Néron, dressée à proximité.